GWG : KARUIZAWA 1981 26 ans Sherry cask n° 103 58,1% 98/100

karuizawa_1981_2007_sc_103_58_redCouleur: Belle robe ambrée, à reflets cuivrés.

Nez: Magnifique, très fin et subtil, mais aussi très généreux et franc. Les notes principales sont une certaine exubérance fruitée (abricot sec, prune, cerise confite, fruits des bois, voire reine-claude) et florale (violette, lilas ?), un boisé très subtil et un léger profil tourbé/fumé en arrière-plan très japonais, le tout dans une élégance inouïe ! (Mon ami Hugh, lui y voit également des notes de pruneau à l’Armagnac). Le nez nous donne déjà plusieurs indications: L’art japonais de la maturation d’un fût de Sherry porté à son maximum d’excellence, l’impression d’avoir affaire à un très grand whisky, qui justifie amplement la distinction de l’association des « Malts Maniacs » du meilleur whisky japonais de l’année 2007, et d’un des 10 meilleurs whiskies de l’année 2007, tous pays confondus.

Bouche: Tout aussi magnifique et généreuse, au-delà de mes espérances. Le taux d’alcool, tout de même assez élevé (58 %) n’est pas choquant en bouche, l’impression d’alcool n’est tellement pas agressive, que seule une légère dilution pourrait suffire. Les notes reprennent fidèlement celles du nez, avec une part généreuse pour les fruits mûrs et confits, les notes florales et boisées, mais dans un très bel équilibre qui permets le renfort discret mais efficace de notes fumées, végétales, épicées et légèrement tourbées (dans l’ordre d’importance quantitative). Tout ici est superbement maîtrisé, soigneusement pesé et soupesé pour concourir à une harmonie la plus parfaite possible. La finale est ainsi succulente, sur un nuage, prolongeant presque sans fin ce « plaisir d’automne » (si c’était un parfum !). Attention, chef d’œuvre !

Tenue à la dilution: A peine quelques gouttes d’eau, et le plaisir devient plus accessible encore, entre un léger picotement épicé-poivré (pour être plus précis : poivre 5 baies/gingembre) et le retour fruité/boisé/fumé, la bouche devient tapissée de toutes ces notes dévolues à votre plus grand plaisir, mhm !

Conclusion: Encore une preuve de plus que la « science » des maîtres-distillateurs japonais est à son apogée, que le Japon n’a plus rien à envier si ce n’est à apprendre, en matière de whisky, du grand frère écossais ! Chef d’œuvre après chef d’œuvre, les différentes distilleries de ce grand pays vont le faire savoir à toute la planète, année après année, et l’on ne s’en plaindra pas !

Epuisé, vendu environ 121 € à la Maison du Whisky en 2008. De nos jours, vous pouvez ajouter un 0, voire multiplier par 2 ensuite. – Merci à mon ami Hugh pour cette dégustation magique, le soir, sur la terrasse, avec juste ce qu’il faut de lumière et d’intimité pour l’apprécier ! (Août 2008).

Note confirmée = 98 à H.C. (Hors Catégorie)

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