GWG : Springbank 12 ans 100 proof (90’s) 100/100

Note confirmée = 100/100 & Hors Catégorie

Une des plus belles versions officielles de SPRINGBANK jamais produites, véritablement d’anthologie.

springbank_12_ans_ 100 proofCouleur: Ambrée, dense, à reflets cuivrés.Atypique des jeunes SPRINGBANK, et même de toute édition officielle récente, sauf pour certaines rares éditions fortes limitées en Sherry de premier remplissage.

Nez: Un nez absolument magnifique, sans défaut, qui ne fait pas son degré, sublime de gourmandise, de complexité, de profondeur, de tout. Riche, complexe, plus gourmand que toute autre version testée jusqu’ici et même par la suite, il est à la fois marqué par le Sherry (des fûts de premier remplissage de première qualité qui sont assurément exceptionnels ici), avec un fruité assez complexe et sans fin (fruits rouges mûrs, dont fruits des bois, cassis, mûres, mais aussi des fruits confits & confiturés, dont des abricots, pêches, prunes, mais aussi, mon péché mignon, des cerises noires !). Ces notes fruitées, un rien acidulées, rappellent certains vieux GLENLIVET ou certains KARUIZAWA, voire même certains YOICHI (en plus d’une subtile note de fumée de tourbe perceptible parmi toutes ces notes et cette profondeur). Je cite ces 3 derniers whiskies car le nez comprend également des notes végétales intimement liées aux notes fruitées, boisées et fumées (sous-bois après la pluie, humus, feuilles mortes, thé noir et Earl Grey un peu trop infusé). Le nez est également marqué semble t’il par d’infimes notes marines et exotiques (sel, iode, coco, voire goyave ?), et des notes boisées complexes et profondes, laissant cependant un peu de place pour de la vanille. Au nez, c’est déjà l’extase !L’on sait déjà, à ce stade, que l’on a affaire à un whisky exceptionnel. L’on peut en effet aisément passer près d’une demi-heure sur ce nez, tellement il est intéressant, complexe et envoûtant.

Bouche: Sublime tout autant, confirme les complexes notes du nez et les prolonge à l’infini. Tout est parfaitement équilibré, le sherry, le profil général du whisky, les notes de thé (noir, un rien fumé, mais discrètement & l’Earl Grey) et autres notes végétales, dont entre autres de belles notes de tabac (cigare Havane Double Corona), de sous-bois. Une note de cuir s’ajoute à l’ensemble, de splendides notes de bois précieux et un arrière-plan légèrement tourbé. Je ne détaille pas à nouveau les nombreuses notes fruitées, disons juste que c’est absolument somptueux (fruits rouges dont cerise-griotte, fruits confits, secs divers). Egalement des notes de miel, de vanille, de caramel, de chocolat noir, un soupçon d’iode peut être et de caramel au beurre salé (?), des épices et cette fumée de tourbe (modérée) qui vient juste épouser le tout en douceur. Wow ! Un bain de plaisir absolu pour le palais, intense et doux en même temps (avec une belle rondeur, qui n’exclut pas une certaine sensation de la chair du fruit). La finale est interminable et très gourmande, au-delà de toute espérance ! Bien sûr, à ce degré là, l’on ressent une sensation d’alcool, mais sans excès. Il faudra tout de même le diluer, pour en tirer le maximum, et alors là quel résultat !

Tenue à la dilution: Parfaite là encore, et rendant ce SPRINGBANK encore plus démonstratif, de tout premier ordre. Le fondu des saveurs se fait soyeux, presque aérien (pourtant ce n’est qu’un douze ans d’âge !). La finale est interminable, passant en revue toutes les sensations éprouvées ou esquissées auparavant sans eau, mais cette fois avec plus d’harmonie encore. C’est une torture de continuer à le décrire sans en avoir un verre sous la main !

Conclusion: Une des plus belles versions officielles de SPRINGBANK jamais produites, une mise en bouteille d’anthologie, avec sa dilution « de super luxe » (voir plus bas).Un chef d’œuvre absolu, sans pareil, mon SPRINGBANK préféré à ce jour et l’un de mes 10 ou 30 whiskies préférés parmi plus de 2000 dégustés. Alors, avec ce SPRINGBANK exceptionnel, vers quel sommet pensez vous qu’il va vous emmener ? Himalaya ou Nirvana ? Choisissez…! De toute façon, soyez sûrs que vous irez au 7 ème ciel avec ce nectar ! Pour la petite histoire, après enquête, il apparaît d’après Frank McHARDY, qui dirigeait il y a encore peu de temps les opérations chez la distillerie SPRINGBANK, que cette version est exceptionnelle notamment car la réduction (de plus de 60 % à environ 57,1%) aurait été réalisée non pas avec de l’eau, mais avec de vieux millésimes de la distillerie, les fameux « LOCAL BARLEY » des années 1965 à 1967, donc avec des fûts âgés de 30 à 40 ans ! (ceux-ci apportant une profondeur inouïe à l’assemblage). Il me la confirmé lors d’une interview réalisée en 2008. Une version épuisée, hélas, ou vendue au prix fort aux enchères ! Merci infiniment à mon ami Hugh pour ces exceptionnelles dégustations (2005,2011).

(commentaires et notes de 2005 et 2011 révisés et synthétisés en 2014)

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