GWG : Yoichi LMDW 19 ans 1987 « Peaty & Sherry » cask 113200 99/100

Notes de dégustation au WHISKY LIVE PARIS 2006 : Absolument fantastique, ce Tsunami de tourbe, de fumée, d’épices et de plantes, camphré même, dont la puissance est sans faille tout au long de la dégustation, vous transportera aussi rapidement que le SHINKANSEN (l’équivalent du TGV au Japon) jusqu’au bout de la nuit pour votre plus grande satisfaction. Aussi décoiffant et impérial que le puissant des ISLAY d’Ecosse, comparable à ses meilleurs bruts de fûts….Attention, place à la toute puissance du Soleil Levant ! 99 €, MdW en 2006   = 99?/100

Nouvelles notes de dégustation (hors contexte de Salon, sur échantillon) :

yoichi-1987-19-yoCouleur: Robe ambrée, aux reflets cuivrés, soutenus, jambes grasses, corps huileux.

Nez: Incroyable, du sherry, de la tourbe, de la fumée, de l’iode et des algues en arrière-plan, du fruit, le tout avec une rare intensité, expressivité, en définitive, un nez de vainqueur !

Bouche (dégusté sec): Absolument fascinante, flamboyante, intense. Malgré le degré élevé, les épices assez présentes (poivre aux 5 baies), sa concentration et son âge (sa maturation est parfaite !) lui permettent de restituer toute la complexité et la suavité contenue en promesse dans le nez.Il contient tout ce que l’on aime habituellement dans les whiskies tourbés, et même davantage. Tourbe et fumée (thé fumé, et légère cendre) mêlées à la puissance 10, s’intègrent parfaitement aux autres saveurs, que ce soit du sel, de l’ iode et des algues en moindre quantité, des fleurs (dont du lilas), des notes boisées très fines et assez présentes, ainsi que de très agréables et complémentaires notes de fruits à volonté (confits, secs, agrumes – dont de l’orange – et une pointe de fruits rouges, voire de cerise noire ?). L’ensemble est magnifiquement assemblé. Un festival de saveurs plus que satisfaisant, rassasiant même. La tourbe est présente sur toute la durée, avec une constance, une finesse et une suavité inouïe, elle débouche sur une finale qui s’adoucit progressivement, sur un fruité / fumé/ tourbé de toute beauté (peut être en toute fin de bouche peut on regretter une légère baisse de régime, et encore…).

Bouche (diluée par étapes): Le nez est encore plus généreux en notes fruitées, ce que confirme la bouche là encore. De très agréables notes d’orange (en infusion sucrée, voire rappelant les gâteaux de marque Chamonix, avec leur redoutable glaçage au sucre !) marquent cette bouche, ainsi que des notes vanillées et herbacées parfumées à l’amande voire avec une pointe de guimauve. Ce fondu presque satiné donne en bouche une texture pas réellement crémeuse mais presque, et lui donne du relief. Cet aspect et ces dernières notes aromatiques font penser un peu au CONNEMARA Brut de fût, sauf qu’il y a davantage d’unité, d’équilibre et de profondeur ici. Après quelques minutes, et quelques gouttes d’eau en plus, cette générosité ne faiblit toujours pas. Ce NIKKA ainsi « allongé» n’en finit pas de séduire et appelle une autre gorgée. On frise la perfection, là !!

Conclusion : Que les ISLAY prennent garde, l’Empire du Soleil levant avance à grands pas et les toise de front, tant il est maintenant en mesure de regarder d’égal à égal les meilleurs whiskies écossais d’Islay. Evoquant un mariage improbable entre un LAPHROAIG CASK STRENGTH et un BOWMORE « MARINER » ou « DAWN », ce NIKKA est le signe d’une réussite éblouissante de cette distillerie, et au-delà, du whisky japonais dans son ensemble. Un des plus grands single-malts jamais dégustés. L’avenir a un nom, et il s’appelle NIKKA. Oui, il y a d’excellents whiskies japonais, Il faudra donc compter avec ses single-malts, ses purs malts et ses blends, sans nul doute ! Confirme la note de la première dégustation. 109 €, MdW/Whisky Live Paris 2006

Note confirmée = 99/100 & H.C. (Hors catégorie)

Vous avez aimé ? Ne soyez pas jaloux, partagez moi !Share on Facebook0Tweet about this on TwitterPin on Pinterest0Share on Google+0Email this to someone

Laisser un commentaire