GWG : Mitcher’s 20 ans barrel 14C180 57.1%

A Noter (précision importante):

Ordinairement, les méthodes d’élaboration des whiskeys définis par MICHTER’S comprennent une réduction du titrage à 51,7 % avant mise en fûts (une importante réduction, la plupart des producteurs préférant ne réduire qu’à 63,5 % voire presque pas ou pas du tout pour certaines références), et l’ajout d’eau dans ces whiskeys pendant la dégustation pourrait déséquilibrer leur profil aromatique vers une certaine amertume boisée et végétale. Pourquoi j’évoque cette question ici ? Parce que, renseignement pris, nous avons affaire là à un brut de fût au titrage supérieur à 51,7 %, qui plus est avec une réduction naturelle, donc non issu de la période de production actuelle de la distillerie. L’information est sensible, mais pas confidentielle, aussi, d’après ce qui m’a été dit par la direction de la distillerie, lors de la refondation de la distillerie MICHTER’S, dans les années 1990, Joseph J. Magliocco & son consultant, Richard « Dick » Newman, parallèlement à la reprise de la production, ont pu prendre possession d’un certain nombre de fûts âgés de plus de 20 ans (parfois même plus de 30 ans), un stock lié aux précédents propriétaires, du distillat provenant d’une ou plusieurs autres distilleries du Kentucky. Mais comme la maturation a été faite sur place (en partie selon les spécifications de la société actuelle) et les fûts soigneusement sélectionnés par leur propriétaire actuel, la distillerie estime légitime de les commercialiser sous le nom de MICHTER’S. Personnellement, la polémique à ce sujet (qui a donné lieu semble t’il à des réactions violentes de la part de certains concurrents) m’apparaît illégitime. On pourrait, en effet, à ce compte là, disqualifier plusieurs distilleries écossaises (et autres) de renom pour des motifs similaires, notamment toutes celles qui reprennent des noms de distilleries qui n’existent plus.

Note confirmée (confirmed rating): 100/100 & Hors Catégorie (Beyond Any Category)

Lire la suite

GWG : Editorial N° 19 – Les 70 meilleurs whiskies dégustés à ce jour

En attendant que les problèmes techniques de ce site soient résolus, quitte à faire un double travail ultérieurement, je ne voulais pas vous faire attendre plus longtemps pour vous communiquer au moins la deuxième partie du précédent Editorial, comme promis, à savoir vous communiquer ma LISTE DES MEILLEURS WHISKIES DEGUSTES A CE JOUR, mais aussi ma LISTE dite de MES MEILLEURS COUPS DE CŒUR ABORDABLES, cette dernière liste sera mise en ligne d’ici quelques jours.

Lorsqu’une note de dégustation concernant ces whiskies aura déjà été mise en ligne sur ce site, vous trouverez un lien vers cette note (en tout cas pour la plupart des whiskies), autrement, si cela n’est pas le cas, vous trouverez une note de dégustation inédite les concernant, pour ce qui concerne la première liste. Attention, les indications de prix ne sont qu’indicatives, notamment lorsqu’il s’agit d’anciennes notes de dégustations (attendez vous hélas à des prix multipliés par 2, 3 5 voire 10, pour les whiskies les plus recherchés).

Lire la suite

GWG : Brora OB 30 ans – 3rd release 100/100

brora_30_ans_3rd_releaseCouleur: Vieil or

Nez: Complexe, très fin et semble t’il gourmand. Dégusté à l’aveugle, impossible dans un premier temps de deviner qu’il s’agit d’un BRORA. Il y a des éléments marins, sucrés, fruités, floraux et le tout est remarquablement fondu. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’une note fermière (étable, mais note modérée) viendra pointer son nez et me donner un indice.N’ayant pas encore récupéré à 100 % mes capacités olfactives à l’époque de la première dégustation (ce qui est le cas désormais), mais pas loin tout de même, ces commentaires sont malgré tout sous réserve, surtout pour la phase du « nosing ».

Bouche: La claque, d’entrée de jeu ! Mais qu’est-ce que cet OVNI, avec les marqueurs à la fois de PORT ELLEN, voire de CLYNELISH très vieux, voire d’autres malts écossais…??? Je suis submergé par une complexe & sublime vague de sensations toutes plus agréables les unes que les autres….de la tourbe grasse, mais modérée, des herbes mais modérément sèches, des épices douces, de la badiane (limite de la lavande façon marshmallow), de la pâte d’amande sucrée proche d’un coussin de Lyon (une spécialité régionale de confiserie,« une ganache de chocolat enrobée d’une fine couche de pâte d’amande candie discrètement anoblie d’une touche de Curaçao »-je cite le chocolatier Voisin qui l’a conçue dans les années 1960). J’ai aussi comme une note de sorbet multi-fruits (multi-vitamines) et quelques fleurs capiteuses, pour terminer encore sur cette sensation nuageuse (pour ne pas dire post-orgasmique !) liée à une note de pâte d’amandes alcoolisée (et avec une pointe de tourbe très légèrement fumée) qui revient…

C’est véritablement une expérience unique, sensuelle (voire….) et inoubliable. Comme je déguste ce whisky à l’aveugle, je ne pense qu’à PORT ELLEN à ce moment là comme solution la plus vraisemblable, avant de tenter une légère dilution, mais c’est avec une grande surprise que j’apprends de la bouche de l’invité qui me convie (le saint homme !) à partager ce sample avec lui qu’il s’agit d’un BRORA officiel 30 ans, et de la troisième édition….Je suis très surpris, d’autant plus que j’ai davantage de marqueurs aromatiques de PORT ELLEN que de BRORA, tout au plus en effet, en y repensant, la note fermière au nez aurait du me mettre sur la voie. Par ailleurs je trouve cette édition très différente de celles que j’ai précédemment dégustées (à savoir la 5 ème édition, notée 98/100 & Hors catégorie, ou même la 6 ème édition, notée 96/100 & Hors catégorie), ces dernières étant excellentes, mais nettement plus agressives, herbacées et épicées, et sur un profil aromatique global beaucoup plus fermé et limité, me semble t’il, que cette troisième édition…

Tenue à la dilution: Avec quelques gouttes d’eau (il n’en faut pas plus), s’accentue le caractère sensuel et de madeleine de Proust de ce whisky. Il me revient agréablement à la mémoire ces précieux moments de mon enfance ou j’avais eu la chance, à quelques reprises seulement, de déguster ces spécialités de confiserie -ou devrais-je dire plutôt « de chocolaterie »?-que sont les coussins de Lyon). C’est là ou je tombe amoureux véritablement de ce whisky (est-ce grave Docteur???), et, l’instant d’après je me dis, « oh non », je sais que c’est un « collector », un whisky rare et cher (un peu plus de 1800 euros, je crois, au minimum pour une bouteille de ce divin élixir de plaisir!). Bon, pas grave, la part du rêve, on l’aura au moins eu, nous disons-nous, avec mon complice de dégustation, et quelle part !

Conclusion: Il n’est pas facile d’écrire sur un whisky que l’on a dégusté que deux fois, sur échantillon, dont une seule fois en solo. Il est encore moins facile d’écrire sur un whisky que l’on sent (si j’ose dire) exceptionnel, alors que l’on a pas récupéré encore 100 % de ses capacités olfactives, mais à 86 % d’après les conclusions du dernier spécialiste vu. Mais à en juger par la tête du partenaire de dégustation de ce jour là, je ne pense pas être dans l’erreur en affirmant que pour moi ce whisky m’a semblé être à tous points de vue exceptionnel. En y réfléchissant, après avoir dégusté une seconde fois (un fond d’échantillon) ce whisky, je me dis que, non, décidément, clairement, je n’ai pas dégusté meilleur whisky, pour moi en tout cas, et que sa plus-value sur d’autres c’est le fait qu’il me rappelle à la fois le meilleur des PORT ELLEN et le meilleur des BRORA dégustés à ce jour, mais en plus un souvenir d’enfance culinaire inoubliable….Que dire d’autre? Tenter de lui donner une note, peut être…

Note chiffrée (tentant d’être objective): Plus de 100/100 & Hors Catégorie (Beyond Any Category)/ Note affective: 500/100

LIENS UTILES :

http://www.chocolat-voisin.com/collections/specialites/coussin-de-lyon

http://whiskyleaks.fr/brora-3rd-release-et-brora-6th-release/brora-3rd-release-and-6th-release-1-of-1/

http://whisky.over-blog.com/2015/01/face-a-face-tous-les-brora-30-ans-officiels.html