GWG : Brora SV pour LMDW 18 ans 1981-1999

A Noter :

« Wine treated Hogshead » signifie en général non pas un affinage, mais un traitement léger de « rinçage » d’un fût ayant contenu du vin (en général sans aucune précision quand à son type et son cépage) par l’apport temporaire assez bref (de quelques jours à quelques semaines, mais souvent moins d’un mois). Donc le fût usagé ou neuf est rempli durant une très courte durée de ce vin, puis le vin est vidé (en principe c’est obligatoire) et le whisky déjà âgé de quelques années voire plus y séjourne durant une durée assez courte. Cette pratique est courante, mais pas toujours signalée comme telle. Ici elle a le mérite d’être clairement indiquée et le résultat est à mon sens une belle réussite.

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GWG : Brora Rare Malts Selection 20 ans 1975-1995

A Noter :

Attention, il y a plusieurs BRORA dans cette gamme, ne pas confondre avec les autres. Elles se distinguent par leur titrage différent et/ou par leur

date de distillation. Il s’agit d’une des 12 versions dans la gamme « Rare Malts Selection » qui n’est pas parmi les plus recherchées. Etant donné

sa qualité, cela laisse augurer des autres, objets de plus grande spéculation encore. Certaines versions de négoce étaient plus abordables

il y a quelques années, aujourd’hui je n’en jurerais pas.

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GWG : Bowmore Distillery Limited Edition 13 ans « Maltmen’s selection » 1995-2008 98/100

bowmore_13_1995_maltmens_selection_54.6_redBOWMORE Officiel/Distillery Limited Edition de 13 ans « MALTMEN’S SELECTION » (1995-2008).

Small Batch (assemblage des fûts N° 1551, 1552, 1553, 1559 & 1560 -Sherry Butts, 3000 bouteilles), C.S., 54,6 % = 98/100 & Hors Catégorie

Un grand single-malt sur lequel j’aurais je l’espère, l’occasion de revenir bientôt.

Un des plus grands BOWMORE jamais dégustés à ce jour, gourmand, complexe, marqué par le Sherry pour le meilleur…

Son prix de lancement avoisinait les 100 £, mais quelques années après seulement, il fallait hélas multiplier ce chiffre par 10.

GWG : Dalmore 32 ans 1974 fut de Mathusalem Sherry Butt 98.5/100

Dalmore-1974-vintage-april-2014-2Couleur : Ambre foncé.

Nez : Somptueux, riche en fruits mûrs, fruits confits.

Bouche : Un régal divin, entre crémeux et onctueux, extrêmement expressif et riche en notes fruitées (orange, fruits confits divers, fruits confiturés, fruits cuits ou mûrs, pruneau, abricot, dattes ?), miel, bruyère, des épices également. En fait, il oscille constamment entre sécheresse et moelleux, mais on s’en aperçoit à peine, tant ce DALMORE tapisse la bouche de ses multiples trésors jusqu’à une finale interminable toujours aussi concentrée en fruits et dont on n’osait rêver !

Tenue à l’aération : Bonne, ce DALMORE il a besoin de temps.

Tenue à la dilution : Correcte, mais très peu d’eau suffit.

Conclusion : Le « clou » du Salon du Whisky 2006, pour les single-malts non tourbés et accessibles à tous(il ne serait détrôné que par la complexité et maturité que par le DALMORE 50 ans d’après les « collègues-dégustateurs » qui ont eu la chance de suivre le séminaire avec verticale DALMORE….). 198 €, MdW  en 2006, bien plus cher maintenant / dégusté au WHISKY LIVE PARIS, Sept 2006

Note Sous Réserve (N.S.R.)= 98,5/100

LCDW : Glendronach 12 ans 43% ♡♡♡

glendronach_12Glendronach 12 ans – OB – 43,00° – Speyside

Le point fort de ce whisky est son nez : assez riche en sherry, fruits secs, miel, chocolat, sans que le volume total ne soit pas démentiel non plus.

En bouche, agréable, mais plus classique, presque cliché du Speyside, avec une belle complémentarité entre la douceur et les épices.

Il aurait été plus intéressant à 46%, je pense.

♡♡♡

GWG : Port Ellen OB 32 ans 12th Release 98.5/100

port_ellen_32_1979_2012_52.5_12th_release_redCouleur : Vieil or.

Nez : Fin, fondu, complexe, typé PORT ELLEN (marin, floral, fruité, herbacé, tourbé, fumé), avec une belle note de cire en filigrane. Nettement plus expressif que le 1979 McKILLOP’S CHOICE à 43 %, mais ayant en commun avec lui ce caractère plus fondu que les PORT ELLEN de 21 à 25 ans d’âge.

Bouche : Superbe, et impressionnante, en cela qu’elle réalise la synthèse entre tous les PORT ELLEN dégustés jusqu’ici (hormis ceux qui sont déséquilibrés car trop marqués par le sherry-je pense à un ou deux PORT ELLEN de négoce), avec cette séduction très féminine apportée par de belles notes de badiane (limite de guimauve/lavande), ces notes d’agrumes en sorbet, cette note de sucre d’orge, ces notes d’embruns, mais aussi cette force peut être plus virile de notes herbacées, épicées et fumées, également un rien végétales, et une charpente quasi-invisible autour de l’orge maltée, un peu comme chez certains vieux SPRINGBANK. Juste magnifique.

Tenue à la dilution : Avec un peu d’eau, le festival de sensations continue, avec juste un peu plus de recul et « un éclairage tamisé ». Très charmeur.

Conclusion : Peut-être le PORT ELLEN ultime, archétypal ? Certes je n’ai pas testé d’autres éditions officielles âgées (comme les 10, 11, 13, 14, 15 ème éditions) pour faire un comparatif, mais par exemple je le trouve aussi équilibré que la 9 ème édition, mais plus expressif, plus équilibré et plus serein que la 5 ème ou 6 ème, moins exubérant que la 2ème, et quelque part finalement proche de la 3 ème, une de mes préférées.

Indication de Prix : Plus de 2000 € de nos jours.

Note (sous réserve) : 98,5/100 & Hors catégorie